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Stratasys attaque Bambulab en justice pour violation de brevet

Le plus gros fabriquant d'imprimantes 3D industriel, avec plus de 2800 brevets, attaque le nouveau géant de l'impression 3D gran publique, le chinois Bambulab.

Au total, ce sont pas moins de 10 brevets qui sont en cause avec certains, encore compréhensibles (quoique !), mais d'autres qui devraient invalidés ou alors tomber dans le domaine publique, tellement cela est devenu une norme dans l'industrie.

En plus de la vidéo, retrouvez dans cet article la liste des brevets, les liens, les traductions et mon avis sur certains points.

 

La vidéo de réaction

Voici la vidéo avec tous mes commentaires sur cette affaire, bien évidemment à chaud. Prenez en compte que clea n'est que mon avis, que je ne suis pas juriste et qu'en conqséquence, il y a peut être des erreurs.

Les documents de plaintes

Voici les liens vers les deux documents listant la plainte de Stratasys, qui liste les 10 brevets concernés.

Vous constaterez que la structure est la même pour chaque section avec une introduction, l'explication des éléments du brevets qui ont été violés, puis ensuite en quoi Bambulab a violé ces brevets et la partie qui explique en quoi Bambulab, malgré avoir été notifié de ces violations de brevets 5 jours plus tôt, n'a rien fait pour arrêter cette violation.

Attention, les documents sont en anglais, en termes juridiques.

Les documents de plaintes

La liste des brevets concernés (lien direct), mais aussi le résumé ainsi que les points de litiges relevés par Stratasys.

Brevet 9,421,713 - Tour de purge

Consulter le brevet (en anglais) : https://patents.google.com/patent/US9421713B2/

Résumé : 

Une méthode pour imprimer une pièce tridimensionnelle avec un système de fabrication additive, la méthode comprenant l'impression de couches de la pièce tridimensionnelle et d'une structure de support pour la pièce tridimensionnelle à partir de multiples têtes d'impression ou lignes de dépôt, et le basculement des têtes d'impression ou des lignes de dépôt entre des modes de veille et des modes de fonctionnement entre l'impression des couches de la pièce tridimensionnelle et de la structure de support. La méthode comprend également l'exécution d'une opération de purge pour chaque tête d'impression ou ligne de dépôt basculée en mode de fonctionnement, où l'opération de purge inclut l'impression d'une couche d'au moins une tour de purge à partir de la tête d'impression ou de la ligne de dépôt basculée en mode de fonctionnement.

Points de litiges avec Bambulab :

Une méthode pour imprimer une pièce tridimensionnelle avec un système de fabrication additive, la méthode comprenant :

  • Imprimer des couches de la pièce tridimensionnelle et d'une structure de support pour cette pièce à partir de multiples têtes d'impression ou lignes de dépôt en utilisant une technique additive basée sur des couches ;
  • Basculer les têtes d'impression ou la ligne de dépôt entre des modes de veille et des modes de fonctionnement entre l'impression des couches de la pièce tridimensionnelle et de la structure de support ;
  • Effectuer une opération de purge pour chaque tête d'impression ou ligne de dépôt passée en mode de fonctionnement, l'opération de purge comprenant l'impression d'au moins une tour de purge de manière couche par couche, où les couches de cette ou ces tours de purge sont imprimées à partir de la tête d'impression ou de la ligne de dépôt passée en mode de fonctionnement.

Mon avis :

La partie concernant le nettoyage de la buse en particulier autour de la tour de purge est vraiment litigieuse, déjà parce que cela concerne le slicer et que cette fonction est présente dans une majorité de slicers depuis des années. Je pense même que Simplify 3D et/ou Cura l'avait déjà avant le dépôt du brevet.

Depuis autant d'années a être utilisé, ce brevet devrait être invalidé, sans compter qu'ici, c'est plus Prusa Slicer, voir Slic3r qui auraient du être attaqués.

Brevet 9,592,660 - Plateaux chauffants

Consulter le brevet (en anglais) : https://patents.google.com/patent/US9592660B2/

Résumé : 

Un appareil servant de base pour l'impression d'objets 3D utilisant des thermoplastiques à haute température avec des méthodes de fabrication additive est fourni. L'appareil comprend une plateforme de construction chauffée, une plaque amovible mince fixée au-dessus de la plateforme de construction, un revêtement en polymère haute température appliqué sur la plaque amovible, et un traitement de surface du revêtement en polymère haute température pour maintenir l'adhérence entre l'objet 3D et la surface d'impression. De plus, la plaque amovible a un coefficient de dilatation thermique faible par rapport à la plateforme de construction en dessous, pour éviter la déformation de la plaque lorsqu'elle est chauffée en raison de la plateforme de construction chauffée, offrant ainsi une surface d'impression plane. La plaque amovible mince permet aux objets 3D de se détacher de la plaque lors du refroidissement, sans endommager le revêtement en polymère, la plaque ou l'objet. Elle permet également une opération d'impression continue, car la plaque est retirée pour refroidissement, et une nouvelle plaque est installée pour l'impression.

Points de litiges avec Bambulab :

Un appareil de construction pour imprimer un objet 3D en thermoplastiques utilisant des méthodes de fabrication additive, l'appareil comprenant :

  • Une plateforme de construction avec une unité de contrôle de température configurée pour contrôler le chauffage de la plateforme de construction ;
  • Une plaque thermo conductrice disposée à proximité de la plateforme de construction ; et
  • Un revêtement en polymère fixé à une surface de la plaque thermo conductrice, capable de faciliter l'adhérence à l'objet 3D pendant l'impression et permettre le retrait de l'objet 3D une fois qu'il a été formé et refroidi, sans retirer chimiquement ou mécaniquement le revêtement en polymère de l'objet 3D et sans endommager le revêtement en polymère, la plaque thermo conductrice ou l'objet 3D, le revêtement en polymère n'étant pas une bande polymère.

Mon avis :

Le plateau chauffant. Oui, Bambulab se fait attaquer sur ce point. TOUTE l'industrie de l'impression 3D hobbyist et prosumer a des plateaux chauffants depuis des années, avec toutes sortes de surfaces dessus. Le projet Reprap, dès 2010 chauffait déjà des plateaux...

Donc tous les fabricants peuvent être attaqués via ce brevet s'ils n'ont pas de licences.

Brevet 7,555,357 - Remplissage des petites surfaces (Arachne chez Cura)

Consulter le brevet (en anglais) : https://patents.google.com/patent/US7555357B2/

Résumé : 

Une méthode pour former un objet tridimensionnel en utilisant un système de dépôt par couches basé sur l'extrusion, la méthode comprenant la génération d'un chemin de construction pour créer une couche de l'objet tridimensionnel, où le chemin de construction définit une région vide. La méthode comprend également la génération d'au moins un chemin intermédiaire dans la région vide, et la génération d'un chemin résiduel basé au moins en partie sur le ou les chemins intermédiaires.

Points de litiges avec Bambulab :

Une méthode pour former un objet tridimensionnel en utilisant un système de dépôt par couches basé sur l'extrusion, la méthode comprenant :

  • Générer un chemin de construction pour créer une couche de l'objet tridimensionnel avec une pluralité de premières routes de dépôt basées sur une première résolution de largeur de route, où le chemin de construction définit une région vide ayant des dimensions plus petites que la résolution de largeur de la première route le long d'au moins un axe ; et
  • Générer un chemin résiduel dans la région vide pour remplir au moins une partie d'une cavité correspondant à la région vide définie avec une deuxième route de dépôt basée sur des débits de dépôt configurés pour varier en fonction des dimensions de la région vide.

Mon avis :

C'est très similaire à ce que propose "Arachne", une technologie développé apr Ultimaker au sein de Cura, puis intégrée dans Bambulab Studio avant d'arriver dans Prusa Slicer. C'est à dire pouvoir adapter autant la quantité de matière extrudée, voir les chemins pour remplir au mieux les intérieurs, quand ceux-ci ne sont trop petits pour un passage de largeur de buse. Ici aussi, Bambulab n'est clairement pas le premier, c'est plus UltiMaker qu'il aurait fallu attaquer...

Brevet 9,168,698 et 10,556,381 - détecteurs dans la tête d'impression (problème de filament, etc)

Consulter les brevets (en anglais) : https://patents.google.com/patent/US9168698B2/ et https://patents.google.com/patent/US10556381B2/

Résumés : 

Un extrudeur ou une autre tête d'outil d'une imprimante tridimensionnelle est équipée de capteurs pour détecter la force de contact contre l'extrudeur, par exemple par la plateforme de construction ou par un objet en cours de fabrication. La tête d'outil peut également être équipée de capteurs pour détecter les forces de déflexion et autres agissant sur l'outil, pouvant indiquer une erreur de fonctionnement. Les données de rétroaction obtenues peuvent être utilisées de diverses manières pour contrôler le fonctionnement de l'imprimante tridimensionnelle pendant la fabrication ou pour des diagnostics.

Points de litiges avec Bambulab :

Une imprimante tridimensionnelle comprenant :

  • Un outil de fabrication incluant une extrudeuse configurée pour extruder un matériau de construction afin de fabriquer un objet pendant un processus de fabrication ;
  • Un ou plusieurs capteurs mécaniquement couplés à l'extrudeuse, où le ou les capteurs sont collectivement capables de détecter une force de contact entre l'extrudeuse et une structure distincte de l'outil de fabrication ; et
  • Un contrôleur configuré pour recevoir un signal provenant du ou des capteurs sur l'extrudeuse et pour calculer la force de contact entre l'extrudeuse et la structure distincte.

Mon avis :

C'est le genre de dépôt de brevet que je peux comprendre quand il est précis, c'est à dire si par exemple on précise que le détecteur est spécialisé dans la gestion du flow de filament, avec de savants calculs derrière. Mais ici aussi, c'est vague, large et cela couvre toute sorte de capteurs, sans limitation. Donc cela peut être n'importe quoi, point.

Brevet 10,569,466 et 11,167,464 - Détection RFID et matériaux, multicouleurs ou différents types

Consulter les brevets (en anglais) : https://patents.google.com/patent/US10569466B2/ et https://patents.google.com/patent/US11167464B2/

Résumés : 

Une réserve de matériau de construction, telle qu'une bobine ou une cartouche, est équipée d'une étiquette de données qui inclut des informations sur le matériau de construction. Une imprimante tridimensionnelle peut lire les informations de l'étiquette et déterminer comment utiliser le matériau de construction lors de la fabrication d'un objet tridimensionnel.

Une réserve de matériau de construction, telle qu'une bobine ou une cartouche, est équipée d'une étiquette de données qui contient des informations sur le matériau de construction. Une imprimante tridimensionnelle, ou un lecteur d'étiquette en communication avec celle-ci (directement ou indirectement), peut lire les informations de l'étiquette afin de déterminer comment utiliser le matériau de construction lors de la fabrication d'un objet tridimensionnel.

Points de litiges avec Bambulab :

Une méthode comprenant :

  • Fournir une imprimante tridimensionnelle qui inclut un capteur d'étiquette ;
  • Recevoir une demande d'un client via un réseau pour fabriquer un objet sur l'imprimante tridimensionnelle, l'imprimante tridimensionnelle étant reliée à une réserve de matériau de construction incluant une étiquette qui stocke au moins une propriété du matériau de construction ;
  • Lire les données de l'étiquette avec le capteur d'étiquette ;
  • Fournir les données de l'étiquette au client via le réseau, les données incluant au moins une propriété du matériau de construction ;
  • Recevoir un ou plusieurs paramètres opérationnels du client sélectionnés pour être utilisés dans le contrôle du fonctionnement de l'imprimante tridimensionnelle lors de la fabrication de l'objet avec le matériau de construction ayant au moins une propriété stockée dans l'étiquette ; et
  • Fabriquer l'objet avec le matériau de construction selon le ou les paramètres opérationnels.

Un système, comprenant :

  • Une imprimante tridimensionnelle ;
  • Un raccord adapté pour recevoir une réserve de matériau de construction ;
  • Un capteur d'étiquette communicativement associé à l'imprimante tridimensionnelle, le capteur d'étiquette étant configuré pour lire des données à partir d'une étiquette de données associée à la réserve de matériau de construction, les données incluant au moins une propriété du matériau de construction ;
  • Un processeur configuré pour déterminer un paramètre opérationnel d'un processus de fabrication utilisant l'imprimante tridimensionnelle basé sur les données et pour effectuer un test de diagnostic afin de déterminer si le paramètre opérationnel est adapté à l'imprimante tridimensionnelle, le paramètre opérationnel incluant au moins l'un des éléments suivants : température de la plateforme de construction, température du volume de construction, exigence de remplissage, exigence de support, exigence de structure de support, et exigence de refroidissement ; et
  • Un contrôleur pour l'imprimante tridimensionnelle, le contrôleur étant configuré pour, lorsque le paramètre opérationnel est adapté à l'imprimante tridimensionnelle selon le test de diagnostic, contrôler le fonctionnement de l'imprimante tridimensionnelle pendant le processus de fabrication selon le paramètre opérationnel pour fabriquer un objet avec l'imprimante tridimensionnelle.

Mon avis :

Ici aussi, c'est le type de brevet plus compréhensible car Stratasys protège autant le système multicouleur (que Bambulab a sacrément démocratisé), mais aussi la gestion multimatériaux, en particulier quand l'écosystème détecte que le modèle a besoin de différents types de matériaux. Sauf qu'ici aussi, Bambulab n'est clairement pas le première a proposer ce genre de fonction. Le RFID est par exemple utilisé chez Formlabs pour leurs cartouches de résine, est ce qu'ils ont été attaqués sur ce point ? Sachant que Formlabs est un bien plus grand concurrent de Sratasys.

Brevets 8,747,097 et 8,562,324 - LIDAR, caméra, réseau, serveur web de status

Consulter les brevets (en anglais) : https://patents.google.com/patent/US8747097B2 et https://patents.google.com/patent/US8562324B2/ 

Résumés : 

Les ressources de fabrication tridimensionnelle sont améliorées en ajoutant des capacités de mise en réseau aux imprimantes tridimensionnelles et en fournissant une variété d'outils pour l'utilisation en réseau des imprimantes tridimensionnelles. Des serveurs basés sur le web ou similaires peuvent fournir un point d'accès unique pour les utilisateurs distants, afin de gérer d'une part l'accès au contenu distribué, et d'autre part l'utilisation des ressources de fabrication distribuées.

Les ressources de fabrication tridimensionnelle sont améliorées en ajoutant des capacités de mise en réseau aux imprimantes tridimensionnelles et en fournissant une variété d'outils pour l'utilisation en réseau des imprimantes tridimensionnelles. Des serveurs basés sur le web ou similaires peuvent offrir un point d'accès unique pour les utilisateurs distants, leur permettant de gérer l'accès au contenu distribué d'une part, et de gérer l'utilisation des ressources de fabrication distribuées d'autre part.

Points de litiges avec Bambulab :

Une imprimante tridimensionnelle comprenant un volume de construction, l'imprimante tridimensionnelle comprenant :

  • Un scanner tridimensionnel configuré pour capturer des informations tridimensionnelles à partir d'un objet en cours de fabrication à l'intérieur du volume de construction pendant une tâche d'impression exécutée sur l'imprimante tridimensionnelle ;
  • Un système de vision par ordinateur configuré pour capturer et analyser le contenu des images provenant du scanner tridimensionnel, fournissant ainsi un statut de la tâche d'impression exécutée sur l'imprimante tridimensionnelle ;
  • Une interface réseau configurée pour connecter l'imprimante tridimensionnelle à un réseau de données ; et
  • Un serveur web configuré pour transmettre le statut de la tâche d'impression afin de l'afficher sur un client distant via l'interface réseau.

Un dispositif comprenant :

  • Une imprimante tridimensionnelle incluant un volume de construction ;
  • Une interface réseau connectée à un réseau de données ;
  • Une caméra vidéo positionnée pour capturer une vidéo du volume de construction depuis un point de vue ; et
  • Un processeur configuré pour recevoir un modèle tridimensionnel via l'interface réseau, et pour contrôler le fonctionnement de l'imprimante tridimensionnelle afin de fabriquer le modèle tridimensionnel en tant qu'objet à l'intérieur du volume de construction de l'imprimante tridimensionnelle. Le processeur est également configuré pour fournir une interface utilisateur à un utilisateur distant accédant au dispositif via l'interface réseau, et pour afficher dans l'interface utilisateur une image du volume de construction provenant de la caméra vidéo et une projection bidimensionnelle du modèle tridimensionnel depuis le point de vue de la caméra vidéo.

Mon avis :

Voilà deux brevets super larges qui couvrent tellement de choses et ce de façon tellement vague. Ca parle autant de reconnaissance de forme, mais sans préciser le type de machine, avec une connexion réseau, un serveur de status, le fait de communiquer à distance via un autre appareil, sans compter la fin qui pourraient laisser imaginer une solution pour créer en 3D depuis de la 2D...

En extrapolant, tellement de choses rentrent dans ce brevet, et pas que en impression 3D (par exemple la F1 Ultra d'xTool, graveuse laser qui utilise une caméra pour identifier les formes, envoie les infos au logiciel via le réseau, lance les actions, etc... on est en plein dedans !)

Brevet 11,886,774 - information imprimante, matériaux dans l’AMS

Consulter le brevet (en anglais) : https://patents.google.com/patent/US11886774B2/

Résumé : 

Les propriétés matérielles et logicielles d'une imprimante tridimensionnelle peuvent être interrogées et appliquées pour sélectionner des modèles directement imprimables adaptés à l'imprimante, ou pour identifier les situations où un nouveau modèle prêt pour la machine doit être généré. Les propriétés peuvent inclure n'importe quelles propriétés pertinentes pour la fabrication, telles que les propriétés physiques de l'imprimante, le firmware de l'imprimante, les paramètres de l'utilisateur, les configurations matérielles, etc. Une imprimante peut répondre aux requêtes de configuration avec un dictionnaire de capacités ou de propriétés, et ce dictionnaire peut être utilisé pour sélectionner des modèles adaptés ou pour déterminer quand un nouveau modèle doit être créé. De même, lorsqu'un modèle imprimable est envoyé à l'imprimante, les métadonnées du modèle imprimable peuvent être comparées aux propriétés de l'imprimante dans le dictionnaire pour s'assurer que le modèle peut être fabriqué par l'imprimante.

Points de litiges avec Bambulab :

Une méthode comprenant :

  • Recevoir une demande de fabrication d'un objet à partir d'un modèle tridimensionnel ;
  • Déterminer une imprimante cible pour fabriquer l'objet ;
  • Interroger l'imprimante cible pour obtenir des informations de configuration de l'imprimante cible pertinentes pour la création d'un modèle imprimable en vue de la fabrication de l'objet sur l'imprimante cible ;
  • Recevoir, de l'imprimante cible, un dictionnaire d'informations de configuration contenant une ou plusieurs propriétés de l'imprimante cible qui affectent les capacités de fabrication de l'imprimante cible ;
  • Créer un profil de fabrication basé sur la ou les propriétés ; et
  • Générer une représentation prête à l'emploi du modèle tridimensionnel, exécutable par l'imprimante cible pour fabriquer l'objet.

Mon avis :

On est ici aussi, encore dans le concept d'ecosysteme avec de la communication entre la machine et le logiciel : quel filament est engagé, le type de matière, la buse et autre, de façon à configurer automatiquement les options nécessaires. On est typiquement dans un cas simple de communication entre un appareil et son logiciel de contrôle. Quoi de plus classique ? Car ici aussi, on peut aussi tomber sur toutes les sociétés ayant un éco système entier logiciel / machine qui peut communiquer en direct ou via le réseau. Donc Formlabs, Creality, Anycubic, Prusa et bien d'autres... 

Mon avis sur tout ceci

Stratasys a décidé que la meilleure défense était l'attaque. Soit. Mais au final, ils vont dégrader considérablement leur image car Bambulab, qu'ils doivent sûrement voir comme un concurrent trop dangereux vis à vis de leurs imprimantes industrielles, a une très grosse communauté et surtout, ils ont réussi le tour de force de proposer des machines pas cher, simple d'usage qui permet à de nombreux designers d'imprimer en 3D rapidement et avec une grande qualité. Sauf que ces utilisateurs de Bambulab ne se tourneront plus maintenant vers une société comme Stratasys pour des besoins plus industriels, à moins de n'avoir pas le choix.

Le risque le plus important pour Bambulab, mis à part le procès, les frais d'avocats (monstrueux, surtout s'ils perdent, ils devront payer ceux de Stratasys...) est de se voir bloquer à l'importatation leurs machines le temps du procès ou tant que la négociation entre les deux parties ne sera pas terminée. Et comme vous pouvez l'imaginer, cela serait catastrophique, le marché américain doit faire environ 40% du marché de la société...

Maintenant, quelles sont les options pour Bambulab ? Tout d'abord essaye de négocier avec Statasys avec un gros chèque plus des royalties sur les brevets concernés, sans compter tous les autres qui pourraient l'être. Je suppose que Bambulab a des moyens conséquent au vu du succès des machines, mais cela va représenter des sommes conséquentes. Est ce que Bambulab va aussi prendre cette décision ?

Enfin, qu'en est il des autres ? Car les autres ce sont Creality, Prusa, Elegoo, Anycubic, mais aussi Cura par exemple. Les brevets concernés touchent toutes les marques. Est ce que Bambulab est le premier de la liste ? Possible...

Comme dit dans la vidéo, j'ai déjà eu affaire à une histoire de violation de brevet dans une des sociétés où je travaillais avant... et croyez moi, rien n'est plus horrible que ces brevets généralistes, larges, qui sont tellement flous qu'ils peuvent couvrir n'importe quoi. A quand une réforme des politiques de brevets ? Probablement jamais, trop juteux pour les avocats, qui défendent ces sociétés, mais écrivent aussi les brevets pour les autres... (Note : je n'ai rien contre les avocats, mon père l'était)

Maintenant, il est temps de sortir le popcorn... ou les mouchoirs. Car il faut espérer que Bambulab gagne. Dans le cas contraire, Stratasys en sortirait confiant pour continuer ses attaques et surtout, limiter les innovations dans le monde de l'impression 3D.

Les brevets, c'est pas si mal pour se défendre... mais clairement pas pour attaquer...

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